Hors Normes, ou Pourquoi tu devrais te payer une sortie ciné.

Quand l’image se veut tranchante et la musique échos du coeur, le film porte son message avec émotion et se transforme en Art.

Pour ce premier instant culture, je te propose d’écouter ce morceau pendant ta lecture.

Dimanche soir, 19h42 je sors du cinéma, les mots sont bloqués dans ma gorge et les yeux embués, je tente de me réhabituer à la lumière.

Hors Normes.

« Bruno et Malik vivent depuis vingt ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés ‘d’hyper complexes’. »

Je sais pourquoi j’aime autant le cinéma. Je parle du vrai cinéma. Celui qui te met des claques. Celui dont tu ne sors pas indemne. Celui qui te rend vulnérable et qui fait battre ton cœur très vite quand tu es pris par les frissons, la joie et la beauté. Celui qui te change et laisse des traces. Celui qui te pousse en dehors de ta zone de confort pour réfléchir autrement sur le monde.

J’ai toujours aimé le chaos, le bordel, le déstructuré, le non-conventionnel, l’Hors-Normes. C’est dans l’obscurité que la matière se cristallise pour laisser place à la lumière. Et putain que c’est beau. Ce film est tout simplement une pépite, qui met en relief deux mondes ultra-difficiles qui se rencontrent pour créer quelque chose d’unique et brillant.

Ce long-métrage déploie ses couleurs en suivant le quotidien des deux personnages principaux dans leur mission de vie. Ici on ne parle pas de travail. On parle de gens qui ont préféré le complexe à la facilité pour donner du sens à leur existence. Et c’est aussi là-dedans que réside sûrement la beauté de ce film.

Dans une société où tout nous oblige à suivre le conventionnel de l’entreprise, vivre de ses convictions et de ce qui fait réellement sens, pousse à l’admiration et au questionnement. N’est-ce pas au fond, ce que nous cherchons tous ?

On valse au fil des images aux couleurs sombres. Pourtant, tout est fluide, lumineux et sublime. Pas de début, pas de fin, juste une parenthèse dans laquelle le spectateur est autorisé à jeter un œil pour regarder en face cette réalité cinglante. Musique épurée tintée de notes d’humour et de moments de joie savoureux, rendent la misère de cette histoire beaucoup plus douce. Cassel est sublimé par ce rôle brut et sincère mais ne vole pour autant pas la vedette aux autres acteurs.

Je ne m’auto-proclamerais pas critique cinématographique, mais si comme moi tu ne sais pas quoi faire un de ces soirs d’automne un peu pluvieux, je t’invite à t’offrir une claque qui te laissera, j’en suis sûre, aussi des traces.

Comme disait un certain Petit Prince : On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.

Crédits image : Allociné

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s